Les origines de l’invasion française de 1521 il faut aller les chercher dans le mécontentement du peuple navarrais de par son intégration à la couronne de Castille, situation qui ne plait pas non plus à la couronne française, un mécontentement qui va aller en grandissant avec l’arrivée au trône de Charles I.
La révolte populaire en Castille rend propice une action militaire française qui, une fois le pouvoir royal affaibli par la guerre civile, va accroître son influence et soutenir à nouveau l’indépendance du royaume de Navarre.
Ainsi, en 1521, - bien que tard d’un point de vue stratégique, car en Avril, les « comuneros » avaient subi la déroute de Villalar qui marque la fin du conflit et, par conséquent, la libération de ressources pour pouvoir satisfaire d’autres batailles -, André de Foix, seigneur de Asparrot y comte de Foix, au commandement de l’armée française occupe sans problème la Navarre, acquise à ses intérêts. Seule la garnison castellane de Pamplona résiste a sa marche.
Entre temps, Logroño recueille les soldats en déroute de Navarre en plus de sa propre garnison. Le 21 mai la ville, en conseil publique, décide de résister à l’attaque française, qui occupe déjà Viana, comptant ainsi sur la sympathie et l’appuie du peuple navarrais. Le 25 mai on aperçoit déjà les français qui occupent sans grandes difficultés les couvents de San Francisco et Madre de Dios, situés à l’extérieur des murs de la ville.
L’assemblée municipale de défense décide de refuser la proposition française de reddition, si bien que ces derniers commencèrent l’attaque en tentant de prendre le pont, qui bien fortifié repousse l’assaut. Après ce premier échec les français traversèrent la rivière par Varea, - à l’est de la ville -, développant des petites attaques d’intimidations.
Le 31 mai est ordonné l’assaut de la ville, mais ses habitants mettront un point final à cet assaut via une véritable attaque qui a lieu dans la nuit du 4 au 5 juin et qui affaiblit de manière considérable l’armée française.
Le 10 juin on procède à l’inondation du campement français via un astucieux plan dans le contrôle des systèmes d’irrigation, coupant et déviant des canaux. Le 11 juin commence la retraite des assiégeants face à l’imminente arrivée des renforts castillans.
Ces évènements sont commémorés chaque année pour les festivités de la Saint Bernabé (11 juin) qui à travers une série de rituels, continue de garder présents dans les mémoires des faits qui se situent entre le mythe et la réalité: telle la procession toute particulière au cours de laquelle le maire fait virevolter le drapeau aux endroits ou se trouvaient les portes de la ville, les salves de canons ou se faisait la distribution du pain, du vin et du poisson sur cette même porte du Revellín, construite au seizième siècle pour commémorer la victoire.
La tradition soutient que le vin conservé dans les bodegas, le pain préparé avec le blé du grenier et les poissons péchés furtivement dans la rivière à travers des courants souterrains qui perforent la muraille, furent les aliments qui ont permis la résistance des logroñeses. Ainsi le vin est à la fois, soutien et symbole de défense de la ville.
Scènes des chemins théâtralisés dans lesquelles sont remémorés de manière amusante tous ces faits.